
Un accord de R&D et commercialisation de médicaments destinés au traitement de la maladie neuromusculaire de Charcot-Marie Tooth a été conclu lundi entre le laboratoire français Ipsen et la société biopharmaceutique Pharnext. Cette dernière est spécialisée dans le développement de traitements innovants "basés sur des mélanges de médicaments" dont les brevets sont tombés dans le domaine public.
Cet accord stipule que Pharnext sera en charge du développement jusqu'à la fin des essais cliniques de phase II. Ipsen assurera la phase III, ainsi que l'obtention des autorisations de mise sur le marché, puis le produit notamment en Europe, aux Etats-Unis et en Chine.
Ipsen, qui acquiert "une option exclusive sur le programme de Pharnext dans l'indication de Charcot-Marie Tooth", souscrit également à une émission d'obligations convertibles de la société.
Si Ipsen exerce cette option, à l'issue d'une phase II positive, il versera à Pharnext des paiements d'étape pouvant aller jusqu’à 91 millions d'euros, ainsi que des royalties "à deux chiffres" sur les ventes nettes issues du produit. Enfin, ses obligations pourront être converties en titres Pharnext.
Dans le cas où Ipsen développerait le médicament pour une autre pathologie que la maladie neuromusculaire de Charcot-Marie Tooth, "les parties négocieront de nouvelles conditions relatives aux droits d’étapes", ont précisé les deux groupes.
Aucun traitement n’est disponible à l’heure actuelle pour la maladie de Charcot-Marie-Tooth, une maladie neuromusculaire chronique et invalidante principalement déclenchée par des facteurs génétiques. Elle touche 3 millions de personnes dans le monde.