Mercredi 26 novembre 2008
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Le laboratoire allemand a posé début novembre officiellement la première pierre de l’extension de son complexe de bioproduction de Corsier-sur-Vevey, sur les
bords du lac Leman (ci-dessus la maquette du site, tel qu’il apparaîtra à l’issue des travaux). Cet ancien
site de la biotech suisse Serono, officiellement inauguré en
1999, est destiné à produire commercialement en 2012 – après achèvement des travaux et procédures habituelles de contrôle et d’audit des autorités de régulation – l’anticancéreux
Erbitux (cetuximab) pour le monde entier (hors Amérique du Nord, où ImClone et BMS se partagent la distribution), ainsi que d’autres traitements biologiques actuellement en phases
d’essais cliniques. A ce jour, le site produit l’interféron bêta-1a, qui constitue la molécule active du Rebif (traitement de la sclérose en plaques), et les lots cliniques de l’Erbitux et de
quelques autres candidats médicaments.
Les 300 M€ que Merck Serono va engager dans ce projet, dont les
travaux de construction et d’aménagement vont s’étaler sur deux ans, permettront de multiplier par six la capacité des bioréacteurs pour la porter de 20 000 à 120 000 litres. Une station de
traitement des eaux usées et un centre de logistique complèteront le programme de développement du MSBC (Merck Serono Biotech Center). Environ 200 emplois seront créés ; ils s’ajouteront aux
quelque 380 emplois du site – dont 250 affectés à la production – pour former l’un des plus importants et des plus modernes sites de bioproduction en Europe. Selon Hanns-Eberhard Erle,
vice-président en charge des affaires industrielles de Merck Serono, la production
d’Erbitux ne sera pas complètement retirée à Boehringer-Ingelheim, auquel la firme de Darmstadt avait choisi, il y a cinq ans, de sous-traiter la
production de l’anticorps monoclonal développé par ImClone. Après 2012, Boehringer devrait continuer à assurer le back-up de l’Erbitux.
Source: En direct des usines
Par CB
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Publié dans : Biotechnologies
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