Lundi 3 novembre 2008
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Qui aurait pu imaginer qu'une minuscule protéine bioluminescente issue de l'Aequoria Victoria,
une méduse qui vit dans les courants de la côte ouest américaine, éclaierait un jour la recherche médicale?
Pas même les trois récipendiaires du Prix Nobel de Chimie 2008, un japonais et deux américains.
Ils ont chacun apporté une pierre à cette découverte devenue l'un des outils les plus utiles à la bioscience contemporaine.
Osamu Shimomura, né en 1928 à Kyoto,
professeur au Marine Biological Laboratory de Woods Hole et à la Boston University Medical School, dans le Massachussets, qui fut le premier à isoler, en 1962, cette protéine émettant une lumière
fluorescente verte dans le spectre de l'ultraviolet.
Martin Chalfie, né en 1947 à Chicago, professeur à l'université de Columbia depuis 1982, a démontré l'intérêt de cette protéine en tant que marqueur génétique lumineux.
Roger Y. Tsien, né à New-York en 1952, professeur à l'université de Californie à San Diego depuis 1989, il a notamment réussi à élargir la palette de couleurs de cette fameuse protéine verte, ce
qui permet aux scientifiques de suivre plusieurs processus biologiques différents en même temps.
En utilisant la technologie DNA, les chercheurs ont aussi la possibilité de détecter des intéractions dans le corps humain jusqu'ici invisibles, comme le développement des cellules nerveuses dans
le cerveau ou leur dégradation dans le cas de la maladie d'Alzheimer, ainsi que la prolifération des cellules cancéreuses.
Voir aussi article:
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Par CB
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Publié dans : Biotechnologies
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