Mardi 16 septembre 2008
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Sanofi-Aventis s'est muni d'un dispositif important pour lutter contre les contrefaçons et protéger ainsi ces médicaments brevetés dans
le monde. Le centre de son dispositif se situe à Tours.
Jean-François Dehecq, président du groupe
français a précisé: "La contrefaçon de médicament pèse 4,5 milliards d'euros, soit 10% du marché mondial. Et dans certains pays de l'hémisphère Sud, cette proportion grimpe à 30%. Pour nous
la perte est estimée entre 2 et 3% de notre chiffre d'affaires (28 milliards d'euros en 2007)".
"Ce trafic rapporte désormais plus que la drogue"
C'est pourquoi, le groupe Sanofi-Aventis a mis en service un laboratoire central anti-contrefaçon (LCAC) sur son site industriel de Tours afin de
protéger ses médicaments brevetés. Il emploie 8 chercheurs qui analysent, regroupent les informations en provenance de quelques 80 usines dans le monde entier. Trois laboratoires sont associés
au dispositif: Vitry sur Seine (Val de Marne), Aramon (Gard) et Francfort (Allemagne).
Le LCAC va permettre d'identifier les réseaux et d'aider la justice. Depuis 2005, Sanofi-Aventis a musclé sa lutte anti-contrefaçon. Jacques Franquet,
ancien policier de la brigade des stupéfiants, a pris la direction de la sureté. Cette cellule d'une trentaine de personnes est chargée de traquer les copieurs. Elle a mis à jour l'an dernier,
un trafic de la pilule anti-obésité Acomplia sur internet.
De plus, toute l'industrie pharmaceutique européenne s'investit dans cette lutte avec notamment la création d'une nouvelle norme de traçabilité
"Datamatrix". L'objectif de cette traçabilité est de sécuriser les lots de médicaments en cryptant des informations. Les pharmacies allemandes testeront ce dispositif en 2009 en attendant une
extension du dispositif à toute l'Europe en 2011.
Par CB
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Publié dans : Actualités de la Pharmacie
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